|
|
CONFERENCES à la salle de Pioullouse au Lac de Devesset
Entrée entièrement gratuite
Le vendredi 12 février 2010 à 20h00 "Les plantes de chez-nous"
Ancien chercheur CNRS au laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement de Grenoble, Michel POURCHET était spécialisé dans les basses radioactivités artificicielles ainsi que sur les retombés radioactives nucléaires des bombes dans les neiges et glaces de l'Antarctique et dans tous les sédiments marins et lacustres. Aujourd'hui à la retraite, il se consacre à sa passion : la botanique.
Et Christian GIROUX, botaniste réputé et fin cuisinier de terroir, interprète gourmand de la nature, co-fondateur du réseau Menus curieux, une démarche tout à faite inédite qui propose une cuisine réalisée à partir de plantes sauvages et de légumes oubliés pour remettre au goût du jour une cuisine plus savoureuse, plus étonnante avec des produits sauvages que l’on trouve directement dans la nature.
Nous ferons découvrir à travers un diaporama, " Les plantes de chez-nous ".
Le vendredi 12 février 2010 à 21h00 "Les variations récentes et futures des glaciers et calottes polaires et le changement climatique"
Chercheur CNRS au laboratoire de glaciologie et géophysique de l'Environnement de Grenoble, spécialisé dans la physique et mécanique de la glace, les mécanismes de transformation de la neige en glace, l'écoulement des glaciers et calottes polaires et la datation des carottes de glace.
Paul DUVAL nous enmenera dans un monde ou la glace se met à nous parler en animant une conférence sur la reconstruction du climat et de la composition de l'atmosphère par l'analyse des carottes de glace de l'Antarctique sur plus de 700.000 ans.
"Les fluctuations des glaciers et calottes polaires (épaisseur et volume) dépendent du climat principalement par le biais des précipitations hivernales et de la fusion de la glace en été. Mais, il faut aussi tenir compte de l'écoulement. Les vitesses d'écoulement des glaciers dépendent principalement de leur épaisseur, la température de la glace et la pente. S'agissant des glaciers des Alpes, ces vitesses sont typiquement de l'ordre d'une centaine de mètres par an alors qu'elles peuvent dépasser 1000m par an en Antarctique. Le bilan de masse des glaciers, fortement négatif depuis les années 1950, s'explique en grande partie par le réchauffement climatique actuel. A noter, cependant, qu'à haute altitude, les changements d'épaisseur des glaciers sont faibles. Ainsi, entre 1905 et 2005, le changement d'épaisseur de la glace au Mont Blanc est inférieur à 3 m .
Au Groenland, l'épaisseur de la glace semble augmenter au centre de la calotte du fait de l'augmentation des précipitations et diminuer près de la côte du fait de la fusion de la glace .
Les variations futures du volume des glaces de l' Antarctique (correspondant à » 70 m du niveau des mers) et du Groenland (correspondant à » 6 m du niveau des mers) avec le changement climatique sont encore mal évaluées, ce qui ne permet pas de prédire précisément l'augmentation du niveau des mers pour les prochaines décennies !" - Paul DUVAL
|